Différentes sortes de propriétés entrent dans le cadre de la
résidence secondaire :
la
propriété traditionnelle,
les nouvelles formes d'immobilier de loisir,
la
multipropriété rebaptisée "Société d'attribution d'immeubles en jouissance
à temps partagé" par une loi de 1986,
la
formule avec "avance sur loyer" porte plusieurs noms suivant les
promoteurs "Propriété loisir", "Propriété
allégée",
la pré-proprit inspire du viager.
Nous retiendrons seulement la
fiscalité de la résidence secondaire traditionnelle qui est de loin la plus
répandue.
Plus-values
Depuis le 01/01/2004, toutes les cessions sont imposables au
régime de droit commun des plus-values immobilières des particuliers.
Jusqu'a cette date (01/01/2004) nous avions :
Selon
l'article 150 C du C.G.I., il y a exonération totale
d'impôt lors de la première cession d'un logement lorsque
le cédant ou son conjoint n'est pas propriétaire de sa
résidence principale, directement ou par personne
interposée, et que la cession est réalisée au
moins 5 ans après l'acquisition ou l'achèvement.
Toutefois, cette exonération n'était pas applicable
lorsque la cession intervenait dans les 2 ans de celle de la
résidence principale.
Les
délais de 5 ans et 2 ans n'étaient pas exigés
lorsque la cession est motivée par l'un des
événements concernant la situation personnelle, familiale
ou professionnelle du contribuable.
Si ces conditions n'étaient pas remplies, la cession d'une
première résidence secondaire
bénéficiait toutefois d'un régime de faveur depuis le 01/01/77, la plus-value est
réduite d'un abattement qui était pour l'IR 2003 de :
7 100 pour un couple marié,
4 600 pour les personnes seules,
1 525 par enfant vivant ou
représenté qu'il soit ou non charge.
Cet abattement se cumulait avec l'abattement
général de 915 pratiqué sur le total des plus-values mobilières ou
immobilières réalisées au cours d'une même année, ou de 11 450 en cas d'expropriation.
Il n'y avait pas non plus imposition des plus-values lors de la cession d'un logement lorsque le produit de la vente est
réinvesti dans l'acquisition d'un ou de plusieurs biens de même nature dans un
délai de six mois à partir de la date de paiement de l'indemnité. L'exonération de la plus-value
était partielle en cas de remploi partiel du montant total de l'indemnité principale.
Les
cessions d'immeubles dont l'acquisition a ouvert droit au
bénéfice des réductions d'impôt au titre des
investissements immobiliers locatifs ou des investissements outre-mer
sont exclues du bénéfice de cette exonération.
Enfin, pour
bénéficier de cette exonération le contribuable devait en faire la demande expresse.
EN BREF:
Est
considérée comme résidence secondaire,
l'immeuble dont le propriétaire possède la libre
disposition au moment de la vente et dont il a eu la libre disposition
pendant cinq ans, de manière continue ou discontinue. Depuis le
01/01/2004, la plus-value qui résulte de la cession de résidence secondaire est imposée suivant le
régime de droit commun des plus-values immobilières.
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